Upcoming events at Les Halles de Schaerbeek

Gaia Saitta & Giorgio Corsetti - Mi sa che fuori è primavera (
Festival

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Thursday 20:00 (30 November)
Les Halles de Schaerbeek, Brussels

Events around Les Halles de Schaerbeek

G R A N D E — Tsirihaka Harrivel & Vimala Pons l Bruxelles
Festival

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Monday 20:00 (05 March)
Halles de Schaerbeek, Schaerbeek

Open Face : scène ouverte de slam de novembre
Festival

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Thursday 18:30 (23 November)
Centre Culturel de Schaerbeek, Brussels

Zoom sur les enjeux de l’école maternelle
Festival

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Tuesday 18:00 (05 December)
Centre Culturel de Schaerbeek, Brussels

☆☆☆ Special Salsa Bachata & KizomBa NighT / We Will Be There ☆☆☆
Nightlife

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Saturday 19:00 (03 February)
Hotel Bloom Brussels, Brussels

L.F. Céline Fragmentation 1
Festival

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Tuesday 20:00 (06 February)
Théâtre de la Vie, Brussels

CASTING EL MYRAH AGENCY
Art

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Saturday 12:00 (25 November)
Atelier R, Brussels

Genre et enseignement : quelle éducation à l’égalité (7/13)
Conference

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Thursday 14:00 (14 December)
Université des Femmes, Brussels

SYML Live in Brussels, Belgium at Botanique Rotonde
Music

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Sunday 19:30 (04 February)
Le Botanique, Brussels


Perrine Valli - L'un à queue fouetteuse

Perrine Valli - L'un à queue fouetteuse


When?

Start time: Friday 20:00 (17 November)
End time: Saturday 22:00 (18 November)

Where?

Les Halles de Schaerbeek
Rue Royale Sainte-Marie 22a, Brussels
Workshop

About

Les pièces de Perrine Valli cheminent sur les voies du désir, le plus souvent inspirées par des artistes. C’est Henry Darger - l’un des grands maitres de l’art brut - qui l’allume aujourd’hui... Et plus précisément ses tableaux sur le périple de ces huit elfes hermaphrodites leader d’un mouvement de révolte.

Une créature volante sortie d’un tableau. Huit fillettes nues avec des pénis qui se battent contre des adultes sadiques au milieu de fleurs géantes. Sur le ressac rythmique d’Eric Linder, Fabio, Marthe, Corina, Evita, Rudi, Arnaud, Manon et Rémi deviennent les Vivian Girls de Darger.

Marquée par les attentats et prise à la gorge par le climat de violence et d’autoritarisme qu’ils ont exacerbés, la chorégraphe suisse signe ici un spectacle qui a valeur d’exorcisme. Un manifeste contre nos obscurantismes.
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LA NOUVELLE CRÉATION DE PERRINE VALLI JETTE SES CORPS DANS LA BATAILLE CONTRE L’OBSCURANTISME.
(Texte : Rosita Boisseau)

Elle n’a pas hésité sur le titre : L’Un à queue fouetteuse. Pas tergiversé sur la référence : le peintre d’art brut américain Henry Darger (1892-1973) dont la toile éponyme met en scène des personnages masculins menaçants face à des petites filles arborant un pénis. Pas non plus flanché sur une brutalité inconfortable (…).

Voilà Perrine Valli. Directe, argumentée, précise. Elle pose le dossier de sa nouvelle pièce sur la table. Une inspiration picturale puissante, un réseau de significations autour de la violence et de l’innocence, un fond d’écran sociétal raccord. Elle dit tout, dévoile les dessous, arpente les ramifications d’une élaboration lente et méticuleuse. Parallèlement à cette « appropriation » de l’œuvre de Darger, la chorégraphe vit un tournant dans son travail suite à l’attentat contre Charlie Hebdo.

« Je suis athée mais je respecte la religion. J’ai associé ces attaques contre des innocents à la peinture de Darger. Au fil du temps, l’obscurantisme s’est imposé comme le sujet principal de ma pièce ». Ce thème extra large, vu à travers le prisme de la religion, Perrine Valli le nourrit d’une réflexion aiguisée sur les corps qu’elle estime « en danger face au retour de forces obscures et d’une forme de virilité, symbolisée entre autres par Trump ou Poutine. C’est la puissance qui s’impose actuellement comme modèle », poursuit-elle.

Peu à peu s’élabore la vision d’un plateau de théâtre proche de l’image de la caverne de Platon, avec d’immenses ombres projetées. « Les corps enchaînés évoqués par le philosophe sont dans une certaine forme d’ignorance et ne peuvent qu’être effrayés par les ombres qui sont évidemment maléfiques, précise t-elle. Pour se rassurer, l’idée de la religion surgit, avec ce qu’elle peut avoir d’illusoire. »

Pour incarner ce tourbillon de situations, de réflexions imbriquées, soufflées d’un côté par une actualité qui ne fait que pousser le curseur du chaos, et soutenues de l’autre par l’univers pictural de Darger, Perrine Valli choisit de mettre en scène huit danseurs, quatre hommes et quatre femmes. Plus que jamais préoccupée par la question de l’écriture de la danse, elle entend maintenir l’équilibre entre narration et abstraction, « sans basculer dans le didactisme ou l’illustratif. Mais, enchaîne-t-elle, je m’ennuie lorsque je n’ai pas un sujet précis. Chercher des mouvements pour des mouvements sans projet ne m’intéresse pas. J’ai tenté ici de fouiller des gestes autour de la verticalité, du fait de s’élever puis de s’écraser. »

Cette tension abstraite, aussi intensément nourrie d’images soit-elle, trouve toujours chez Perrine Valli une issue limpide, à la fois claire et charnelle.